Romain Froquet s’intéresse à la mémoire, à l’Histoire, à l’être humain et le montre à l’occasion de son solo show «Même à sec, la rivière garde son nom» du 10 octobre au 2 novembre 2019 à la galerie Joël Knafo, au 182 rue du faubourg Saint-Honoré, à Paris 8ème. La toile est le support d’un geste spontané «Même à sec, la rivière garde son nom» est le nom d’un tissu wax. Ces matières pensées, tissées, sont nommées au même titre que des œuvres d’art. La répétition des motifs les définit. Toujours graphique, et très souvent symbolique le wax constitue plus qu’une matière d’apparat.

Œuvre dans l’œuvre, faisant écho à ses questionnements, le wax s’inscrit parfaitement dans toute sa singularité et sa temporalité au sein de son univers pictural. Interroger le spectateur sur ce qui nous lie et nous sépare. Car Romain Froquet lie. Il relie des influences plastiques, les écritures et les signes qu’il puise à la croisée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. En cela, son œuvre décloisonne, elle réussit à combiner des cultures multiples dans une même expression. Le trait noir circule entre les aplats de couleur et peut s’effacer pour interroger le spectateur sur ce qui nous lie et nous sépare. Son geste, sa palette chromatique et son trait évoluent, mais puisque «même à sec, la rivière garde son nom», l’invisibilité sensible de Romain Froquet continue avec la même intensité à se révéler à nous.

Octobre 2019