LE PRINTEMPS HAUSSMAN

2021 | Paris


L’art urbain s’invite au Printemps Haussmann

Pour la réalisation d’un nouvel espace de vente, le Printemps Haussmann s’est associé avec trois artistes urbains, parmi eux Romain Froquet. Ce lieu situé sous la coupole Binet, au 7e étage du magasin parisien n’était plus accessible au public depuis presque 100 ans. D’une surface de 1300 m², il a été baptisé le 7e Ciel. La mode écoresponsable, les vêtements vintages et de seconde main y ont trouvé leur place.

La direction artistique du Printemps Haussmann avait déjà collaboré avec Romain Froquet. En 2012, celui-ci était intervenu avec le 9e Concept pour un événement Scratch Paper. Le collectif d’artistes avait alors effectué sa performance dans toutes les vitrines du bd Haussmann. En 2015, Romain Froquet était invité à peindre deux fresques sur le plafond du 2d étage, à l’occasion du 150e anniversaire du grand magasin. Elles y demeurent toujours.


EN IMAGES

Romain Froquet a réalisé deux œuvres monumentales dans ce grand espace du 7e Ciel. Le long du couloir menant à la coupole du Printemps et des murs qui le précèdent, il a tracé de grandes lignes bleues vaporeuses. Cette œuvre, intitulée Gesture, défend deux idées. Celle tout d’abord de l’infinité, suggérée par les lignes en perpétuel mouvement. Cela s’accorde avec l’esprit donné à cette partie du magasin qui met en avant la réutilisation des produits et des matériaux. Romain Froquet souhaitait également déstabiliser les repères du public en amenant l’art dans une zone commerciale. Un lieu où il est peu présent et rarement de façon si visible.

L’intervention de Romain Froquet ne s’est pas limitée aux murs. Il a été associé à la conception du sol. Sous le dôme de verre et de métal de la coupole Binet, un immense tapis persan stylisé, d’une dimension de 600 m² a été posé. Romain Froquet y a superposé des lignes bleues et blanches de différentes nuances, s’accordant avec les tons de son œuvre Gesture. Deux univers se mêlent sur ce tapis : l’artisanat traditionnel avec les motifs persans et l’art urbain avec les lignes. Un exemple de fusion réussie.

Photographie par Jules Hidrot